Que dit l'enquête CPME réalisée auprès de 2 350 dirigeants de TPE-PME en mai 2026 ? Un constat sans ambiguïté : la situation se dégrade, et rien n'annonce de retournement proche.
Premier signal d’alerte : la confiance s’effondre.
Près d’un dirigeant sur deux (45 %) fait état d’une dégradation de sa situation globale, tandis que seuls 13 % anticipent une amélioration au second semestre.
Deuxième signal : la trésorerie est sous pression.
Le chiffre d’affaires recule pour une entreprise sur deux, et plus d’un tiers des dirigeants jugent leur trésorerie tendue ou critique. Par ailleurs, l’accès au crédit bancaire est jugé difficile par une majorité des entreprises ayant eu recours à un crédit de trésorerie au cours des douze derniers mois.
Troisième signal : la crise au Moyen-Orient frappe fort.
78 % des dirigeants déclarent en subir un impact direct. Pour près d’un dirigeant sur deux, la hausse des coûts des carburants dépasse 20 %, et la grande majorité ne répercute pas ces surcoûts sur ses clients.
Dans ce contexte, la volatilité des prix de l’énergie s’impose comme la principale menace à surveiller : un dirigeant sur deux y voit un risque sérieux pour la rentabilité de son activité dans les mois à venir.
Pour des entreprises déjà fragilisées, la hausse actuelle pourrait bien être celle de trop.